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L'info n°1112/06/2026

Aciérie électrique: le courant passera-t-il entre NLMK et La Louvière?

L’automne dernier, le sidérurgiste NLMK évoquait un investissement de 1,2 milliard d’euros pour implanter une aciérie électrique sur son site louviérois.

À la clé, la production d’acier vert – jusqu’à 2 millions de tonnes par an – à partir de ferrailles recyclées grâce à ce four à arc électrique, offrant flexibilité et réduction des émissions de CO2. «L'objectif de cette aciérie électrique, c'est de polluer moins et de pouvoir aussi combiner un mix énergétique» explique Amélie Rodriguez, permanente ACV-CSC Metea, qui voit aussi dans ce projet l’opportunité de «conserver l’emploi voire d’engager une centaine d’ouvriers pour l’aciérie» sur les sites wallons du groupe russe. NLMK emploie quelque 1.200 personnes sur ses trois sites de La Louvière, Manage et Clabecq.

Rester dans le circuit

Après analyse de plusieurs projets, la direction a décidé d’implanter un four électrique à La Louvière. Sous réserve du déblocage des investissements, sa mise en service est envisagée pour 2032. La fin des importations de brames russes, prévue en septembre 2028, pourrait toutefois peser sur la viabilité des sites en raison du coût plus élevé des alternatives. Plus largement, dans un contexte de sous-investissement et de recul de la production industrielle, la situation en Europe se détériore. Enfin, la crise iranienne et la hausse des coûts de transport contribuent également à accentuer ces difficultés. Sa concrétisation dé­pendra également de la possibilité pour l’entreprise d’avoir un accès à une électricité bas carbone à un prix compétitif et de l’obtention d’un soutien public important, notamment de la Région wallonne, qui possède 49% des parts de NLMK Belgique.

Le dossier suit son cours.

L'objectif de cette aciérie électrique, c'est de polluer moins et de pouvoir aussi combiner un mix énergétique


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