Le contexte international a pour première conséquence que bien des vies sont meurtries – en Ukraine, en Iran, au Liban… Cette instabilité a également un impact important chez nous. Avec l’explosion des prix de l’énergie et l’angoisse du lendemain pour de nombreuses familles, on aurait pu attendre du gouvernement Arizona qu’il protège celles et ceux qui font tenir ce pays debout. Il n’en est rien.
Au lieu de renforcer la justice sociale, le gouvernement choisit de s’attaquer à l’un des piliers de notre modèle social: l’indexation automatique des salaires. Ce mécanisme n’est pas un privilège, mais une protection essentielle du pouvoir d’achat face à l’inflation. Le fragiliser, c’est faire payer la crise à celles et ceux qui travaillent.
Dans le même temps, la réforme des pensions annoncée s’inscrit dans la même logique d’austérité. Une fois encore, ce sont les travailleurs – et surtout les travailleuses – qui seront les premiers touchés. Après une vie de labeur, on leur promet davantage de précarité et moins de sécurité.
Toujours la même facture, toujours les mêmes qui paient: les salariés, les pensionnés, les familles. Ceux qui font tourner les services publics, les entreprises, les soins, les transports, l’enseignement.
Il est temps de poser la question des recettes budgétaires. Qu’en est-il des subventions salariales massives accordées aux entreprises? Quand demandera-t-on enfin aux épaules les plus solides de contribuer équitablement à l’effort collectif?
La justice sociale ne peut pas être à sens unique. Face à ces choix injustes, nous devons nous mobiliser. Pour celles et ceux qui refusent ce recul social, rendez-vous le 12 mai dans les rues de Bruxelles.
Marie-Hélène Ska, secrétaire générale
Qu’en est-il des subventions salariales massives accordées aux entreprises? Quand demandera-t-on enfin aux épaules les plus solides de contribuer équitablement à l’effort collectif?