Les heures supplémentaires volontaires ne peuvent être effectuées qu’avec un accord écrit préalable entre l’employeur et le travailleur. Cet accord est valable un an et est ensuite renouvelé tacitement. «Mais il faut fortement relativiser le caractère volontaire», explique Bart Vannetelbosch, secrétaire national à la CSC.
Propos recueillis par David Morelli
«Lorsque l’employeur demande de prester des heures supplémentaires, il est difficile pour un travailleur de répondre “non”. Une étude récente de l'institut Hiva montre que 40% des travailleurs n’effectuent pas leurs heures supplémentaires par choix libre. Et 360 heures, voire 450 heures dans l’Horeca, c’est totalement exagéré. Cela équivaut à plus de neuf semaines complètes de 38 heures prestées en plus de la semaine normale. Pour des travailleurs qui doivent souvent se contenter de quatre semaines de vacances, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée risque de voler en éclats.»
«Trop d’heures supplémentaires, c’est mauvais pour la santé. Cette extension encourage du travail qui rend malade et empêche la création de nouveaux emplois. Les travailleurs déjà en poste seront poussés par leur employeur à en faire toujours plus. Si dix travailleurs prestent chacun le maximum, cela équivaut à près de deux équivalents temps plein.»
«Il ne reste plus qu’à attendre le premier entrepreneur astucieux qui, de manière parfaitement légale, fraudera le fisc et la sécurité sociale. Qui sera le premier à réduire la durée hebdomadaire du travail de 38 à 30 heures dans son entreprise et à combler les heures manquantes avec des heures supplémentaires volontaires?»
Si dix travailleurs prestent chacun le maximum, cela équivaut à près de deux équivalents temps plein.
© Maarten De Bouw