Pour la CSC, le gouvernement commet une grave erreur en balayant l’accord des interlocuteurs sociaux et la connaissance de terrain dont ils disposent.
D.Mo.
La Chambre a approuvé, le 29 mai dernier, la Loi-programme contenant, parmi toute une série d’autres mesures, la très controversée indexation plafonnée.
La CSC ne cache pas son mécontentement face à un choix politique qui balaye les alternatives sur lesquelles s’étaient accordés les interlocuteurs sociaux (à lire dans L’Info n°9). Une analyse du Conseil central de l’économie indique même que cette alternative pourrait rapporter entre 100 et 133 millions d’euros supplémentaires par an au gouvernement fédéral.
Cette attitude est incompréhensible, déplore la secrétaire générale de la CSC, Marie-Hélène Ska. «Les chiffres montrent clairement que notre proposition est plus avantageuse, tant pour les recettes publiques que pour le pouvoir d’achat des travailleurs, affirme-t-elle. Elle garantit la stabilité de l’indexation pour tous, y compris dans le secteur public et pour les allocations. Grâce à cet accord entre interlocuteurs sociaux, les revenus les plus faibles conserveraient également le tarif social de l’énergie, qui leur est indispensable.»
Pour la secrétaire générale, de nombreux travailleurs et pensionnés verront leur situation se dégrader avec l’indexation plafonnée. «Et dans bien des secteurs, on assistera à un beau gâchis, ajoute-t-elle avant de conclure: On prétend que seule la moitié de la population est concernée, mais c’est faux. Comme la mesure modifie également le niveau des allocations et des barèmes salariaux, elle finira par toucher bien davantage de personnes. Nous risquons d’en subir les conséquences pendant longtemps encore».
Les chiffres montrent clairement que notre proposition est plus avantageuse, tant pour les recettes publiques que pour le pouvoir d’achat des travailleurs...