Le gouvernement bruxellois est installé maintenant depuis quatre mois. Il allie des composantes fort différentes, de la gauche à la droite, en passant par les écologistes néerlandophones (PS, Vooruit, MR, Anders, Les Engagés, Groen). Durant ces quatre mois, nous avons pu le voir prendre une orientation très dure en matière budgétaire. Les économies sont mises en place dans de nombreux domaines, parfois sans comprendre les impacts concrets de celles-ci.
La CSC bruxelloise et ses organisations ont déjà dû se battre sur plusieurs fronts: un meilleur budget pour Actiris, qui n’attaque pas trop brutalement le secteur de l’insertion socioprofessionnelle, et la défense des emplois dans les entreprises sociales de titres-services. Deux secteurs qui contribuent pourtant directement à améliorer le taux d’emploi, grand objectif de la Région.
À chaque fois, le gouvernement, prenant la mesure des dégâts occasionnés a dû reculer par rapport aux projets initiaux. Ce sont des centaines d’emplois qui ont pu être préservé grâce aux luttes syndicales. Mais la lutte contre l’austérité sera de longue haleine, car les économies envisagées se cumulent chaque année. Le combat ne s’arrête pas.
La Région possède pourtant des leviers fiscaux qu’elle pourrait utiliser pour générer des recettes et rétablir un peu de justice fiscale entre les différents revenus. Mais la priorité du ministre du Budget (Anders) semble être de diminuer les recettes, alors même qu’il pleure sur le fait que les caisses sont vides.
C’est à cela qu’on reconnaît un projet libéral: l’enjeu n’est pas l’équilibre budgétaire, c’est de diminuer les capacités d’action de la région. C’est réduire notre capacité collective pour laisser le marché seul régler notre destin. Un monde du chacun pour soi où l’on sait qu’on ne part pas tous avec les mêmes chances. Face à ce projet, c’est notre capacité de résistance collective qui construira les solutions solidaires capables de contrer les inégalités présentes dans notre Région.
Benoît Dassy, secrétaire régional bruxellois
Le gouvernement, prenant la mesure des dégâts occasionnés a dû reculer par rapport aux projets initiaux. Ce sont des centaines d’emplois qui ont pu être préservé grâce aux luttes syndicales.