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L'info n°0420/02/2026

L’offensive de printemps: nouvelles des fronts

En amont de la manifestation nationale du 12 mars, la CSC a organisé une série d’actions dans les régions pour rappeler ses revendications face aux mesures du gouvernement Arizona et Azur.

David Morelli

Face aux assauts violents du gouvernement sur le monde du travail, la CSC résiste. Elle a organisé des actions aux quatre coins de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) et de la Flandre pour rappeler aux gouvernements fédé­ral et fédérés que les travailleurs méritent le respect.

Le 4 février 2026, la CSC Bruxelles et son Comité des Travailleurs sans emploi ont demandé, devant les locaux de BECI, où se trouvent les 100.000 emplois que l’organisation représentative des entreprises prétend disponibles. Des CV ont symboliquement été déposés dans la boîte aux lettres de BECI. Le 12 février, deux barrages filtrants ont été organisés aux portes de Bruxelles, ainsi qu’un rassemblement devant la Banque nationale, dont le gouverneur remet régulièrement en cause l’indexation des salaires et appelle à la modération salariale.

La CSC a organisé des actions aux quatre coins du pays pour rappeler aux gouvernements fédéral et régionaux que les travailleurs méritent le respect.

A Bruxelles





Le 5 février, des actions ont été menées dans le Hainaut. À Mons, La Louvière et Charleroi, des actions de grève en front commun ont vécu dans les entreprises, comme les trois complexes commerciaux de Charleroi qui sont restés portes closes et les services publics. Dans la région du Centre, des opérations de sensibilisation du public ont été accompagnées de prises de parole devant le zoning de Strépy-Thieu.

A Mons, La Louvière et Charleroi





À Tournai, la CSC a également distribué aux automobilistes une baguette Bengale, symbole de la volonté du syn­dicat d’être «l’étincelle du changement».

A Tournai





Cinq jours plus tard, le front s’est déplacé.

Dans la cité Ardente, à l’issue d’une manifestation qui a rassemblé plus de 3.500 personnes et d’un procès symbolique (article à consulter dans l’app de L’Info), la sentence est tombée pour l’Arizona: il a été déclaré coupable de violences sociales envers ses citoyens.

A Liège





À Namur, fief du vice-Premier ministre Maxime Prévost, 800 militants ont fait du bruit pour dénoncer le rôle central de son parti dans l’élaboration des mesures particulièrement graves à l’encontre des droits sociaux. La veille, une délégation syndicale CSC-FGTB-CGSLB a rencontré M. Prévot pour lui porter nos revendications, notamment la protection des femmes cohabitantes et l’obtention de moyens pour l’insertion socioprofessionnelle.

A Namur





À Marche-en-Famenne, les actions ont pris la forme d’une mobilisation à la Pirire et de rencontres avec Les Engagés pour leur demander jusqu’à quand ils vont cautionner les mesures antisociales prises par les gouvernements.

A Marche-en-Famenne





Enfin, le 12 février, c’est dans le Brabant wallon que la CSC a fait front avec des actions de sensibilisation dans les gares, les entreprises, les écoles, les hôpitaux et les institutions. Un grand rassemblement a également eu lieu devant l’entrée du zoning de Saintes où le président de la FEB y dirige l’entreprise Four Industriel Belge. La veille, à l’occasion d’une rencontre peu constructive, une liste reprenant 120 «très bonnes raisons» de faire grève face à l’Arizona lui a été remise.

Dans le Brabant-wallon





Un tribunal populaire place Saint-Lambert


Le mardi 10 février, dans le cadre des actions provinciales contre les mesures du gouvernement Arizona, une mobilisation originale s’est tenue sur la place Saint-Lambert à Liège sous la forme d’un tribunal populaire.

Loïc Dechène

Pour l’occasion, le gouvernement Arizona - personnifié par Bart De Wever et Georges-Louis Bouchez - a été symboliquement placé sur le banc des accusés. Cette mise en scène visait à illustrer et dénoncer les conséquences concrètes des mesures associées à l’Arizona sur différents publics.

Plusieurs témoins se sont succédé à la barre, incarnant les personnes directement touchées par ces politiques. Une personne exclue du chômage a témoigné de la précarisation et de la perte de sécurité sociale. Un jeune a évoqué les difficultés d’accès à l’emploi et à l’avenir. Une femme a mis en lumière l’impact des mesures sur les inégalités et les conditions de vie. Un pensionné a exprimé ses inquiétudes face à la baisse du pouvoir d’achat et à la fragilisation de la sécurité financière des aînés. Une enseignante a décrit les réalités du secteur de l’éducation et les pressions croissantes sur le métier. Une travailleuse du commerce a souligné la pénibilité et la précarité du secteur. Enfin, un travailleur de la sidérurgie est intervenu pour rappeler les enjeux industriels, l’emploi et l’avenir de toute une filière.

À l’issue de ce procès symbolique, la sentence est tombée: le gouvernement Arizona a été déclaré coupable de violences sociales envers ses citoyens.


© CSC