Lédito

L'info n°622/03/2024

Sommet social à Bruxelles

Ce 5 mars s’est tenu à Bruxelles le dernier Sommet social de la législature en cours, qui a réuni les interlocuteurs sociaux et le gouvernement bruxellois. Il fut l’occasion d’évaluer la mise en œuvre des priorités partagées à Bruxelles. Celles-ci sont une méthode particulière de co-construction des politiques sociales et économiques.

Alors qu’en temps normal le gouvernement demande notre avis sur un projet de texte d’ordonnance ou d’arrêtés (les «lois» bruxelloises), avec cette méthode, le ministre concerné nous consulte en amont de son projet législatif, généralement sur base d’une note d’intention. C’est alors l’occasion pour les interlocuteurs sociaux de (ré)orienter de manière plus fondamentale les intentions politiques.

Plusieurs objectifs sont ainsi choisis de commun accord entre gouvernement et interlocuteurs sociaux pour faire l’objet de cette co-construction au sein des priorités partagées. Citons par exemple la réforme du congé éducation-payé, matière transférée à la Région lors de la dernière réforme de l’État. Cette réforme a notamment permis d’ouvrir ce droit à une série de travailleurs qui en étaient exclus. La co-construction avec les interlocuteurs sociaux a permis que la philosophie du dispositif (droit pour le travailleur dans une perspective d’émancipation) ne soit pas perdue en chemin. Citons aussi la mise en place d’un baromètre de la qualité de l’emploi, et son monitoring, qui permettront de mieux cibler les politiques en la matière à Bruxelles.

Si tout ne fut pas toujours simple dans cette co-construction – la réforme des titres-services où les visions divergeaient avec les employeurs en est un exemple – nous estimons cependant qu’elle nous offre une plus grande marge de manœuvre. Ce message a été répété lors de ce Sommet social, et nous espérons qu’il sera entendu également par le gouvernement suivant: les priorités partagées sont une méthode importante pour représenter le point de vue des travailleurs et de leur réalité de terrain, il faut les poursuivre!

Benoît Dassy, secrétaire général bruxellois

Citons aussi la mise en place d’un baromètre de la qualité de l’emploi, et son monitoring, qui permettront de mieux cibler les politiques en la matière à Bruxelles.