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L'info n°1709/10/2026

L’État-providence comme réponse à la peur

Le 30 septembre dernier, l’ancien premier ministre de Suède Stefan Löfven a pris la parole à l’occasion d’une soirée organisée au Circularium (Anderlecht) par la CSC.

David Morelli


«Un parcours de vie (trop) rare»
. C’est avec ces mots que Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC, a présenté la carrière peu banale de Stefan Löfven, cet ancien soudeur devenu, après avoir dirigé le premier mouvement syndical suédois, premier ministre de la Suède entre 2014 et 2021.

Ce «self made-man», qui occupe aujourd’hui le poste de Président des socialistes européens, a présenté à l’assemblée sa vision de l’avenir de l’État-providence. L’ancien premier ministre a débuté son intervention en rappelant, avec en filigrane la situation en Belgique, qu’une réforme de l’État-providence ne devait pas être synonyme de démantèlement et devait avoir une finalité sociale.

Stefan Löfven a ensuite pointé les menaces qui pèsent sur la démocratie en Europe, l’importance de la mobilisation des forces progressistes et du dialogue social pour combattre l’extrême droite, réussir la transition et garantir l’avenir de l’État-providence. «L’État-providence est la réponse la plus forte que la démocratie puisse apporter à la peur. Et les syndicats sont les meilleures écoles de la démocratie en matière de pouvoir collectif (…) Aucun des droits auxquels nous tenons aujourd’hui ne nous a été offert. Ils ont été conquis parce que des gens ont osé se battre pour ce qui était juste. Lorsque les travailleurs sont forts, la Belgique et l’Europe sont fortes», a-t-il affirmé.

Aucun des droits auxquels nous tenons aujourd’hui ne nous a été offert. Ils ont été conquis parce que des gens ont osé se battre pour ce qui était juste.


© Bart Dewaele