L’édito

L'info n°1709/10/2026

L’énergie coûte plus cher: protégeons les travailleurs, préparons l’avenir!

Les prix de l’énergie repartent à la hausse. Pour de nombreux ménages, c’est une inquiétude de plus dans un budget déjà sous pression.

L’indexation automatique des salaires et des allocations reste notre meilleure protection collective contre l’inflation. Sans elle, les travailleurs et les travailleuses auraient subi de plein fouet les flambées de prix de ces dernières années.

Un retour rapide du tarif social élargi pour l’énergie est aussi essentiel. Cet outil a fait ses preuves lors des précédentes crises et permet d’apporter une aide directe à celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Mais il faut aussi regarder plus loin. La meilleure manière de protéger durablement les ménages contre la volatilité des prix est de réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Cela passe par des investissements massifs dans la transition énergétique, l’isolation des logements, l’électrification, et des transports publics accessibles et abordables. Ce constat est aujourd’hui largement partagé par des acteurs du secteur énergétique eux-mêmes.

Nous plaidons également pour des investissements renforcés dans les transports publics et les solutions de mobilité collective. L’augmentation des tarifs du Tec, en plus de peser sur le revenu des ménages, est un très mauvais signal en matière de politique durable de mobilité.

Si certains soutiens aux grands consommateurs industriels d’électricité peuvent se justifier au vu de la concurrence internationale, ces aides doivent être strictement encadrées et pleinement transparentes.

Enfin, il est temps que le gouvernement fasse contribuer équitablement les multinationales de l’énergie qui profitent de cette situation pour dégager des bénéfices exceptionnels. Ce ne sont pas aux travailleurs et travailleuses à être à nouveau la variable d’ajustement pour faire face à l’augmentation du prix de l’énergie.

Marie-Hélène Ska, secrétaire générale

il est temps que le gouvernement fasse contribuer équitablement les multinationales de l’énergie qui profitent de cette situation pour dégager des bénéfices exceptionnels.