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L'info n°1709/10/2026

Le congé éducation payé, c’est une bouffée d’oxygène!

Marilyn, infirmière de 38 ans, n’osait pas se lancer dans de nouvelles études au vu de la difficulté de combiner un temps plein avec des études. Le CEP lui a permis de passer à l’acte.

Propos recueillis par David Morelli

Pourquoi avez-vous décidé de prendre un CEP?

J’ai envisagé de faire le master en politique économique et sociale pour avoir une meilleure vision du monde. Le fait que le thème ne soit pas en lien direct avec mon travail n’a pas posé de souci avec mon employeur.

Vous êtes-vous lancée avec la volonté de changer de carrière?

Je n’en avais pas forcément l’intention, mais plus j’avance, plus je m’ouvre à cette idée. Le diplôme me permettra de postuler à des postes de coordination d’association. Ces études me servent à la fois dans mon activité citoyenne en matière de transition socio-environnementale - je suis très militante! – mais aussi dans mon travail d’infirmière, pour mieux compren­dre les enjeux médicaux, sociaux et économiques des réformes…

J’estime que les congés légaux doivent servir à reposer.

Comment se déroulent ces études?

Elles durent deux ans, mais je les fais en trois ans car je n’avais pas le diplôme qui me permettait d’y avoir accès directement. Il y a des cours en décalé, le mardi soir et le samedi toute la journée. Ils s’appuient sur beaucoup de travaux en sous-groupe et de travaux individuels. Et il y a bien sûr des examens. La Fopes, qui les organise, prend en compte le fait que les étudiants ont des enfants et travaillent à temps plein. Ils essayent de ventiler les examens et les travaux pour éviter une surcharge de travail.

Y a-t-il un attrait particulier du CEP par rapport à d’autres types de formation?

L’intérêt du congé éducation payé, c’est de pouvoir s’investir pleinement dans sa formation, d’aller au-delà de ce qui est donné en cours. Il y a des personnes dans ma classe qui n’ont pas de CEP: c’est une véritable galère et, faute de temps, ils doivent aller à l’essentiel quand ils étudient ou quand ils font leurs travaux. C’est dommage. Par ailleurs, le CEP permet de ne pas devoir cramer des jours de congés pour étudier. J’estime que les congés légaux doivent servir à reposer. Le CEP, c’est une véritable bouffée d’oxygène!