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L'essentiel

L'info n°1709/10/2026

Fin de la subvention de Brise: un mauvais calcul face à l’urgence climatique

Créé en 2005, Brise, le réseau bruxellois intersyndical de sensibilisation à l’environnement (CSC, FGTB, Synova) tire sa révérence à la suite de la suppression brutale de son subside dans le cadre des coupes budgétaires de la Région de Bruxelles-Capitale. Une décision incompréhensible alors que les crises environnementales s’intensifient.

Tom Meremans

Depuis plus de deux décennies, Brise accompagne et sensibilise les délégués syndicaux des trois organisations aux enjeux de la transition écologique à Bruxelles. À travers des visites de terrain, des formations et des échanges d'expériences, ce réseau permet aux délégués des trois syndicats d’arriver outillés en CPPT et en conseil d’entreprise et de proposer des solutions.

De nombreuses fiches syndicales et des outils pratiques ont guidé les délégués sur l'utilisation rationnelle de l'eau, la mobilité durable, la réduction des fournitures de bureau pour limiter les déchets à la source…

Des victoires concrètes dans les entreprises

Loin des grands discours, Brise incarne un syndicalisme vert concrétisé par des actions en entreprise initiées par des délégués de Brise:

  • Réduction des déchets: mise en place du tri sélectif, réduction de l'utilisation du papier (factures électroniques, signatures numériques), suppression des gobelets jetables au profit de tasses réutilisables, réutilisation ou recyclage du matériel informatique…
  • Économies d'énergie: remplacement de l'éclairage par des ampoules Led, installation de détecteurs de présence pour l'éclairage, extinction automatique des ordinateurs en dehors des heures de travail, installation de panneaux photovoltaïques…
  • Mobilité durable: encouragement du télétravail lorsque c'est possible, intervention financière pour les transports en commun, mise à disposition de vélos de société ou indemnité vélo, installation de bornes de recharge pour les véhicules électriques....
  • Achats responsables: achat de fournitures écolabellisées, choix de fournisseurs locaux pour réduire les transports, utilisation de produits d'entretien respectueux de l'environnement, intégration de critères environnementaux dans les politiques d’achat, gestion de l'eau, installation de robinets économiseurs d'eau, récupération des eaux de pluie pour l'arrosage ou le nettoyage.
  • Sensibilisation des travailleurs: organisation de journées de sensibilisation à l'environnement, formation des travailleurs aux écogestes.

Ce que cette décision détruit sur le terrain

Priver les syndicats d'un tel outil par simple austérité budgétaire est un choix politique de court-terme. Comment prétendre réussir la transition écologique en coupant les vivres à celles et ceux qui la concrétisent au quotidien?

Seule subsistera la possibilité d'initiatives ponctuelles, comme l'organisation d'un forum intersyndical sur des enjeux écologiques ciblés. Pour le reste, les trois syndicats discutent des modalités de continuer ce travail de sensibilisation des délégués à l’environnement. Mais le travail de fond, l'animation continue et la dynamique collective sont bel et bien sacrifiés.

La transition écologique reste une priorité syndicale

La perplexité et l’amertume sont réelles mais, si la structure s'arrête, le combat continue. La sensibilisation, la formation et la négociation autour de la transition énergétique se poursuivront sous d'autres formes au sein de la CSC Bruxelles. Nos délégués continueront de porter des propositions ambitieuses dans leurs entreprises. Car l'exigence d'une transition juste, sociale et écologique reste plus nécessaire que jamais.

Comment prétendre réussir la transition écologique en coupant les vivres à celles et ceux qui la concrétisent au quotidien?


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