Depuis 2008, un décret wallon définit assez précisément ce qu’est l’économie sociale.
«Elle se compose d’activités économiques, productrices de biens et de services, exercées par des sociétés principalement coopératives, associatives, des mutuelles ou des fondations dont l’éthique se traduit par l’ensemble des principes suivants:
S’il y a un bénéfice et une redistribution aux coopérateurs, elle est limitée à 6% par an.
À Bruxelles, le cadre législatif prévoit également un nombre minimum d’emplois, de qualité et durables. Il y a aussi une attention au mode de production et de consommation durable, absente de la définition wallonne, et à la tension salariale, qui doit être modérée: de 1 à 3 ou 1 à 6 en suivant la taille de l’entreprise.
José Ramon Fernandez, délégué au CPPT de l’ETA Travie (Bruxelles)
«Le gros enjeu, à l’heure actuelle, c’est de pouvoir garder nos travailleurs dans notre entreprise le plus longtemps possible. Cela devient de plus en plus difficile de pouvoir maintenir au travail des personnes porteuses de handicap qui doivent répondre aux exigences de nos clients jusqu’à 65 ans, bientôt 67. C’est un enjeu syndical. Nous avons travaillé avec le service externe pour trouver des solutions pour améliorer la situation des travailleurs. Nous avons obtenu des primes pour l’ancienneté de 25 ans et de 35 ans et une augmentation de la participation aux frais pour les travailleurs qui sont en place et qui vont travailler chez le client. Nous avons aussi fait une importante analyse de risque par postes de travail en vue de les aménager pour que le travailleur soit dans de meilleures conditions et qu’il puisse travailler le plus longtemps possible.»