Lédito

L'info n°1511/09/2026

Ne pas se résigner!

En cette rentrée, une conviction s'impose: le monde du travail fait encore tenir debout notre société, mais il le fait au prix d'efforts toujours plus lourds. Dans les hôpitaux, les écoles, les services publics, les entreprises, dans les champs ou sur les chantiers, ce sont des femmes et des hommes qui continuent à assurer l'essentiel, souvent dans des conditions de plus en plus difficiles.

Depuis un an et demi, les travailleuses et les travailleurs se mobilisent pour faire entendre leur réalité. Cette mobilisation est exceptionnelle par sa durée, mais aussi par sa détermination. Car derrière les chiffres et les discours budgétaires, il y a des vies concrètes: des personnes épuisées, des aidants-proches oubliés, des malades stigmati­sés, des pensionnés inquiets et des jeunes qui doutent de leur avenir.

La difficulté aujourd'hui est qu'il devient compliqué de se mobiliser contre un mur. Trop souvent, nos alertes restent sans réponse. Pourtant, les signaux sont partout: explosion des burn-out, pénurie dans les métiers essentiels, services publics sous tension, crise climatique qui frappe déjà nos territoires. Nous devons saluer le courage et le travail des pompiers et agriculteurs qui ont lutté contre le feu dans les Fagnes. Mais cet été l'a particulièrement démontré: des investissements dans la transition écologique et sociale ne peuvent attendre.

Oui, les finances publiques doivent être à l’équilibre. Mais il n'est ni juste ni efficace de faire porter l'essentiel de l'effort sur celles et ceux qui travaillent. Des alternatives existent. Elles passent par une fiscalité plus équitable, une meilleure contribution des revenus du capital, la remise en question de subventions inefficaces et l'abandon de certains privilèges fiscaux qui ne répondent plus aux défis d'aujourd'hui.

À la CSC, nous continuerons à défendre cette vision avec détermination. Nous resterons mobilisés, parce qu'il n'y a pas d'autre choix lorsque que l’on croit encore au dialogue, à la justice sociale et à la dignité au travail.

Marie-Hélène Ska, secrétaire générale

Oui, les finances publiques doivent être à l’équilibre. Mais il n'est ni juste ni efficace de faire porter l'essentiel de l'effort sur celles et ceux qui travaillent. Des alternatives existent.