«Pas de marché public sans convention collective»
La CSC Alimentation et Service exige une réforme sociale des marchés publics européens.
David Morelli
À défaut de pouvoir atteindre Paris, les militants ont marqué leur soutien à la mobilisation depuis Saint-Quentin.
Le 1er juillet, une importante délégation de la CSC Alimentation et Services et de la FGTB aurait dû rejoindre plus de 1.000 travailleurs à Paris devant le ministère des Finances. Si un important bouchon les a forcés à devoir rebrousser chemin, ils n’en témoignent pas moins de leur soutien à cette mobilisation, organisée conjointement avec la fédération européenne UNI Europa et les syndicats français, qui coïncide avec la présentation par le commissaire européen Stéphane Séjourné d'un projet de loi modifiant les règles des marchés publics au sein de l'Union européenne.
L'objectif de cette action, qui a bien eu lieu, était d'exiger que les 2.000 milliards d'euros de dépenses publiques annuelles ne soient plus attribués au moins-disant social. Actuellement, la moitié des appels d'offres dans l'UE sont octroyés uniquement sur la base du prix le plus bas, ce qui entraîne une dégradation systématique des conditions de travail et des salaires dans les secteurs de la propreté, de la sécurité et de la restauration collective. Les syndicats demandent l'intégration du principe «Pas de marché public sans convention collective».
«Derrière chaque marché public négligé socialement, ce sont des travailleuses et des travailleurs qui subissent, ce sont des familles qui souffrent encore un peu plus. Et donc ensemble, continuons la lutte pour de meilleures conditions de travail et des négociations collectives. S’ils ne nous entendent pas, à l’Europe mais dans chacun des pays, nous serons encore plus nombreux!», rapporte Gaëtan Stas, secrétaire général de la CSC Alimentation & Services.
Derrière chaque marché public négligé socialement, ce sont des travailleuses et des travailleurs qui subissent, ce sont des familles qui souffrent...