Les travailleurs mieux protégés contre la silice cristalline
La limite d’exposition professionnelle à la poussière de silice cristalline, répertoriée comme agent cancérigène dans le Code du bien-être au travail, a été abaissée à la demande des syndicats.
Patrick Van Looveren (adapt. DMo)
La silice cristalline est un minéral naturel présent notamment dans de nombreux matériaux de construction (sable, ciment, brique, granit…), dans presque toutes les peintures de construction et dans tous les types de plans de travail en pierre pour les cuisines. On la trouve dans le secteur de la construction, mais aussi chez les fabricants de peinture, dans les fonderies métalliques ainsi que dans les industries du verre et de la céramique.
Le sciage, le ponçage, le perçage, le meulage ou le sablage libère des particules fines dangereuses qui, si elles sont inhalées, peuvent pénétrer profondément dans les poumons.
Dans un premier temps, le risque peut être évité en utilisant des matériaux contenant moins de quartz. Ensuite, il est important d’éviter au maximum la formation de poussières, en effectuant le moins d’opérations possibles (ponçage, meulage). Pendant le travail, il faut assurer une bonne extraction locale, une ventilation ou une brumisation pour réduire les particules en suspension dans l’air. Si ces mesures n’atténuent pas suffisamment la poussière, l’employeur doit fournir une protection respiratoire.
Depuis le 1er septembre 2025, la limite d’exposition professionnelle à la poussière de silice cristalline, répertoriée comme agent cancérigène dans le Code du bien-être au travail, a été abaissée à 0,05 mg/m3, à la demande expresse de la CSC après un long processus de négociation. Les représentants des travailleurs peuvent demander que des mesures soient prélevées et ils ont le droit d’en obtenir les résultats.
La limite d’exposition professionnelle à la poussière de silice cristalline, a été abaissée à 0,05 mg/m3, à la demande expresse de la CSC...
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