Des employeurs toujours plus gourmands
La troisième et dernière ronde de négociations dans l’industrie du béton s’est soldée par un échec.
David Morelli
Malgré des propositions syndicales détaillées et chiffrées, la fédération de l'industrie belge du béton préfabriqué (FEBE) a refusé d’écouter. La fédération patronale propose une augmentation de 2 euros des chèques-repas, mais uniquement à condition qu’elle puisse d’abord engranger des bénéfices sur le dos des travailleurs. Concrètement, lorsque le travailleur reçoit (au maximum) 400 euros en chèques-repas, l’employeur exige au minimum 463 euros de compensation provenant du Fonds sectoriel. À cela s’ajoute encore l’avantage fiscal lié aux chèques-repas.
La FEBE veut également réduire structurellement de près de 40% les cotisations versées au Fonds social qui financent notamment les emplois de fin de carrière, les allocations complémentaires en cas d’accident du travail, une meilleure indemnité de maternité ou encore l’assurance hospitalisation.
Jugeant cette situation «inacceptable», la CSC bâtiment – industrie & énergie et la FGTB ont déposé un préavis de grève en front commun syndical.
Lorsque le travailleur reçoit (au maximum) 400 euros en chèques-repas, l’employeur exige au minimum 463 euros de compensation provenant du Fonds sectoriel.
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