A l’issue de la période transitoire, la réforme du chômage est entrée officiellement en vigueur ce 1er mars.
David Morelli
Depuis ce 1er mars 2026, les allocations de chômage complet sont limitées à un maximum de 24 mois, soit 12 mois de droit de base, auxquels pourront s’ajouter jusqu’à 12 mois supplémentaires en fonction du passé professionnel.
Toujours depuis ce 1er mars, les allocations d’insertion sont limitées à un maximum d’un an.
La seconde vague d’exclusion a également débuté à cette date. Elle concerne cette fois les personnes qui ont accumulé entre 8 et 20 ans de chômage complet. Un certain nombre de mesures transitoires sont d'application pour les travailleurs qui bénéficient d'allocations de chômage avant le 1er mars. Une dérogation est prévue pour les plus de 55 ans qui peuvent justifier 30 ans de carrière (35 ans à partir de 2030), au moins à mi-temps. La limitation ne concerne pas les demandeurs d'emploi avec une allocation de sauvegarde, les travailleurs des arts, ceux des ports et les pêcheurs de mer reconnus, les demandeurs d'emploi qui relèvent du RCC et les travailleurs en situation de handicap occupés sans interruption depuis le 1er juillet 2004 dans un atelier protégé.
Le 1er avril prochain, ce sera au tour des personnes qui ont accumulé entre 2 et 8 ans de chômage d’être exclues.
Pour rappel, si la Cour constitutionnelle a estimé, dans un arrêt rendu en janvier dernier, qu’il n’y avait pas lieu de suspendre les exclusions par phases, la CSC conteste la constitutionnalité de cette réforme et attend l’examen de son recours en annulation. La Cour a annoncé sa décision pour la fin de l’année 2026.
Derrière les chiffres des exclusions se trouvent des êtres humains. Les Travailleurs sans emploi (TSE) de la CSC vous proposent de découvrir une série de témoignages de personnes qui vont être ou ont été exclues du chômage.
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