Une meilleure compensation financière par jour chômé
Après cinq jours de grève, les travailleurs de Thy-Marcinelle ont obtenu gain de cause.
D.Mo
La délégation syndicale qui a mené une grève de cinq jours.
Thy-Marcinelle est une usine sidérurgique située à Charleroi qui fabrique des treillis soudés et du fil machine et emploie 530 travailleurs. Depuis la mi-février, les carnets de commandes étant de moins en moins remplis, une grande partie des ouvriers de l’usine ne travaille plus qu’une semaine sur 18, soit trois semaines par an. Les travailleurs de la filière à chaud (aciérie), quant à eux, étaient déjà en chômage temporaire depuis plus de deux ans et ne travaillaient qu’une semaine sur cinq. Heureusement, les 120 travailleurs du secteur du froid travaillent encore normalement, et c’est ce qui avait poussé les syndicats à accepter la dernière mesure de chômage temporaire prise en janvier dernier.
Cela faisait des mois que la délégation syndicale demandait à la direction d’augmenter la compensation financière par jour de chômage. Quand une discussion a enfin pu commencer, elle s’est soldée par un refus catégorique de la direction, ce qui a mené à la décision de la grève en mars. Il aura donc fallu cinq jours de grève et une détermination sans faille des travailleurs pour faire plier la direction, qui a finalement accepté d’augmenter la compensation financière par jour chômé, de payer l’acompte sur cette compensation plus tôt dans le mois, de communiquer un plan de reprise clair pour l’entreprise et de mieux répartir le temps de travail entre les travailleurs pour limiter leurs pertes financières. Aujourd’hui, les travailleurs gardent l’espoir que l’activité reprenne et que l’aciérie redémarre à la fin de l’année.
© CSC Charleroi – Sambre & Meuse