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L'info n°0620/03/2026

Allocations de chômage: les allègements fiscaux sont supprimés

Le 1er juillet prochain, les allocations chômage se verront diminuées par la suppression progressive d’un avantage fiscal. Certains bénéficiaires pourraient même se voir réclamer un remboursement lors de la prochaine déclaration d’impôts.

David Morelli

La réduction d’impôt appliquée aux allocations de chômage est supprimée dans le cadre de la réforme fiscale du gouvernement Arizona. Cette mesure va entraîner une diminution du revenu des chômeurs complets. Dans de nombreux cas, le précompte professionnel, montant retenu à la source en anticipation des impôts à verser, est déjà insuffisant, voire inexistant. Cette mesure entrera en vigueur au milieu de l’année fiscale, mais avec effet rétroactif jusqu’au début 2026. Conséquence: le SPF Finances, qui mène le décompte de la suffisance des contributions fiscales des chômeurs pour l’année 2026, va leur réclamer les précomptes non-versés pour les mois où cette mesure n’était pas encore en application. Est-il juste d’exiger un remboursement d’un public qui ne parvient pas à boucler ses fins de mois au motif qu’il aurait manqué de vigilance fiscale à l’égard d’une loi qui n’existait pas?

Sans doute plus d’impôts à payer

Les travailleurs en chômage temporaire verront également cette réduction d’impôt supprimée et doivent s’attendre à payer un peu plus d’impôts que l’an dernier. L’éventuel supplément à payer dépendra de la situation personnelle. Pour les travailleurs qui sont en chômage temporaire deux à quatre semaines par mois, le précompte professionnel de 26,75% s’avère souvent plus que suffisant pour anticiper leurs contributions, en particulier pour les travailleurs à bas salaires (moins de 18,2 euros brut par heure ou 3.000 euros brut par mois) ou les chefs de ménage.

En revanche, les personnes qui ne sont en chômage temporaire que quelques jours par mois ont intérêt à mettre de côté 10 à 20% de cette allocation pour éviter toute mauvaise surprise lors du décompte fiscal.

Cette réforme va exiger des remboursements d’un public déjà précarisé.


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