EkoServices: les travailleuses paient le prix fort
La CSC dénonce les fermetures décidées par EkoServices dans la région de Mons – Jurbise – Dour.
David Morelli
«Un passage en force inacceptable». Voilà comment la CSC Alimentation et Services (CSC A&S) qualifie les décisions prises, sans concertation préalable, par la société EkoServices de licencier du personnel administratif sous couvert de fermer des centres de repassage dans la région de Mons – Jurbise – Dour. «Absolument rien n'a été annoncé lors des réunions récentes du Conseil d'entreprise ou du CPPT», dénonce le syndicat. Une décision qui passe d’autant plus mal qu’EkoServices bénéficie de financements publics destinés à accompagner des travailleuses souvent précarisées. Pour la CSC, la direction aurait aujourd'hui réduit son projet «à une logique unique: rentabilité et productivité, au mépris total de l'ADN de l'économie sociale.»
La fermeture des centrales de repassage pourrait avoir des conséquences sociales importantes pour ces travailleuses fragilisées en les excluant du marché du travail et «[en rendant] leur activité matériellement impossible, notamment en raison de difficultés liées à la mobilité ou à l'organisation du travail.» Dénonçant «des licenciements sans dialogue» ou encore «un non-respect des engagements pris lors des reprises», la CSC demande notamment l'activation des contrôles publics sur l'utilisation des subsides et l'ouverture d'une véritable concertation sociale.
Une décision qui passe d’autant plus mal qu’EkoServices bénéficie de financements publics destinés à accompagner des travailleuses souvent précarisées.