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L'info n°0306/02/2026

Le droit au rebond: protection sous conditions

Le droit de rebond peut constituer un outil envisageable de réorientation, mais il n’est pas un droit universel ou automatique. Mode d’emploi.

D. Mo.

Jusqu’à présent, une démission volontaire ou une rupture de commun accord entraînait une exclusion du droit aux allocations de chômage (pour une période de 4 à 52 semaines qui est soumise à l’appréciation de l’auditeur, sauf si un motif légitime était reconnu par l’Onem). La loi-programme du 18 juillet 2025 a introduit le «droit au rebond». Ce dispositif, qui entrera en vigueur le 1er mars 2026, permet aux travailleurs qui souhaitent se reconvertir ou changer de cap professionnel de démissionner et de percevoir des allocations de chômage pendant une période déterminée, sous conditions strictes. Si cette mesure favorise la mobilité professionnelle et réduit les obstacles à la reconversion, il ne s’agit donc en aucun cas d’un droit universel: le droit au rebond est une mesure ciblée et exceptionnelle.

Conditions d’accès

Pour bénéficier du droit au rebond, le travailleur doit remplir plusieurs critères:

  • Justifier d’au moins 3.120 jours de travail, soit environ 10 années d’activité professionnelle.
  • Ce droit ne peut être exercé qu’une seule fois dans toute une carrière.
  • Les travailleurs qui souhaitent démissionner de manière volontaire ou signent la rupture de commun accord doivent passer en litige à l’Onem (avec risque de sanction de 4 à 52 semaines). Ce n’est qu’ensuite que le droit au rebond pourra être invoqué, moyennant le respect des deux autres conditions susmentionnées. Le salarié doit alors introduire une demande de conversion d’exclusion auprès de son bureau de chômage dans les 30 jours suivant la notification de l’Onem.

Si cette mesure favorise la mobilité professionnelle et réduit les obstacles à la reconversion, il ne s’agit en aucun cas d’un droit universel...

Durée des allocations

Le droit au rebond donne droit à des allocations de chômage pendant six mois maximum, prolongeables de six mois supplémentaires si le travailleur débute, dans les trois mois suivant sa démission, une formation menant à un métier en pénurie et qu’il termine sa formation avec succès.


Sources: Onem et SPF Emploi, travail et conciliation sociale.