Pas d’accord sectoriel dans l’horeca
Les négociations dans le secteur de l’horeca au sujet des conditions de travail et de rémunération pour la période 2025-2026 sont entièrement bloquées. Malgré des discussions intensives, un accord n’a pas pu être conclu entre les employeurs et les travailleurs. Pour la CSC Alimentation & Services (A&S), les travailleurs ne sont pas respectés.
D. Mo.
Pour la CSC A&S, les revendications des travailleurs de l’horeca étaient «claires, réalistes et nécessaires afin de maintenir l’attractivité et la viabilité du secteur»: une amélioration du pouvoir d’achat afin de faire face à l’augmentation du coût de la vie, un emploi de qualité avec un respect pour la charge de travail et le travail faisable et, enfin, des carrières durables et une vision d’avenir pour le secteur. Elle juge la réaction des organisations patronales «décevante et inacceptable»: aucune forme d’amélioration du pouvoir d’achat, sauf si les salaires des jeunes sont diminués, pas de débat sur les emplois de qualité et les carrières faisables et pas d’unanimité sur une vision d’avenir pour le secteur.
Pour la CSC A&S, la situation des travailleurs de l’horeca n’a cessé de se détériorer depuis la crise du Covid: la charge de travail et la polyvalence ont fortement augmenté, la flexibilité s’est renforcée, souvent au détriment de la sécurité d’emploi et les statuts se sont affaiblis, ce qui mène à une précarisation croissante. «Les employeurs continuent à miser sur les étudiants, les flexi-jobs et les travailleurs occasionnels au lieu d’emplois stables et à part entière, alors qu’ils se plaignent sans cesse du manque de personnel structurel. C’est clair: un secteur qui s’appuie entièrement sur des statuts précaires n’a pas d’avenir». Dans ce contexte, elle déplore que les employeurs n’assument pas leurs responsabilités pour renforcer l’attractivité et la durabilité du secteur. «Les travailleurs de l’horeca méritent du respect, de la sécurité et une perspective, et non davantage d’insécurité. Nous continuons à nous battre pour un accord équitable garantissant aux travailleurs de l’horeca un travail digne et un revenu décent», conclut-elle.
C’est clair: un secteur qui s’appuie entièrement sur des statuts précaires n’a pas d’avenir...