L’hiver social est glacial pour de nombreux travailleurs et allocataires sociaux. Travailler plus longtemps pour une pension moindre, accepter une flexibilité imposée, vivre avec des statuts précaires et des horaires incertains… Pendant que les salaires sont gelés, que les primes disparaissent et que l’index est attaqué, on cible les malades de longue durée et on augmente la TVA. Tout cela alors que les services publics, essentiels à la cohésion sociale, s’assèchent chaque jour un peu plus: logements sociaux en pénurie, transports publics fragilisés, piscines qui ferment, manque criant de personnel dans les prisons…
Face à cette froideur, nous refusons la résignation. Ces derniers mois, la mobilisation a prouvé que l’action collective fonctionne. Ensemble, nous avons préservé des avancées majeures: les emplois de fin de carrière, la prise en compte des périodes de maladie et de chômage temporaire pour la pension, ainsi que la première année de travail dans le calcul de celle-ci. Ce ne sont pas des détails: ce sont des protections pour vivre et travailler dignement.
Aujourd’hui, nous devons aller plus loin. Des alternatives existent et elles sont justes: une fiscalité équitable sur le patrimoine, une taxe sur les activités numériques des géants de la tech, un audit transparent sur les milliards de subsides octroyés aux entreprises, et une contribution à la sécurité sociale pour chaque revenu, qu’il provienne ou non d’une société de management.
Dans les prochaines semaines nous ferons entendre notre voix. Ensemble, portons l’offensive de printemps. Ensemble, montrons que les travailleurs méritent le respect!
Marie-Hélène Ska, secrétaire générale
Pendant que les salaires sont gelés, que les primes disparaissent et que l’index est attaqué, on cible les malades de longue durée et on augmente la TVA.