C’est la rentrée. Les écoliers reprennent le chemin de l’école et le travail reprend dans de nombreux secteurs. Les batteries sont rechargées, malgré un été marqué par une chaleur éprouvante qui n’a épargné aucun organisme. Une «rentrée des classes», c’est aussi un moment propice pour se projeter vers ce que nous réservent les prochains mois.
L’encre de l’accord d’été du gouvernement fédéral est à peine sèche que nous devons déjà rappeler à quel point celui-ci risque de dégrader les conditions de travail de nombreux citoyens. Comme annoncé, les dispositifs permettant de lever le pied en fin de carrière sont quasiment tous supprimés ou rendus inaccessibles, tandis que la flexibilisation du marché du travail s’accélère dangereusement. Difficile d’imaginer un projet moins porteur pour l’avenir de notre pays et pour celles et ceux qui le font vivre au quotidien.
Nos échéances collectives sont d’ores et déjà fixées: une manifestation pour des emplois de qualité le 24 septembre à Namur, ainsi qu’une marche pour les carrières le 14 octobre à Bruxelles. Deux rendez-vous essentiels pour rendre de la visibilité, mais aussi de la dignité, à toutes celles et ceux que le gouvernement fédéral continue d’ignorer ou de fragiliser.
Notre travail de sensibilisation, lui, se poursuivra sans relâche. Il vise à mettre des mots, mais aussi des visages, sur l’impact concret des mesures injustes et inefficaces décidées par le gouvernement.
Car quoi qu’en pensent certains partis réactionnaires, la CSC demeure et demeurera la représentante légitime des travailleurs et des travailleuses. Votre voix compte, elle doit être entendue, et ensemble, nous avons le pouvoir d’infléchir le cours des choses.
Marie-Hélène Ska, secrétaire générale
Car quoi qu’en pensent certains partis réactionnaires, la CSC demeure et demeurera la représentante légitime des travailleurs et des travailleuses.